Comme une phrase longue qui s’étire au bord de la mémoire, Monde en mains est né d’un temps lent, presque secret. Officiellement créé en avril 2024, le projet a d’abord mûri loin des regards : plus d’un an passé à parcourir les ateliers indonésiens, à choisir les artisans, à toucher le bois, la pierre, le cuivre, avant que la boutique en ligne n’ouvre ses portes à l’automne 2025. Une jeunesse assumée, déjà riche de plus de 348 références, chacune chargée d’une histoire que l’on devine avant même de la connaître.
À l’origine, il y a Gwenaële Domecq, fondatrice et présidente, femme de résilience et de précision. Issue du monde industriel, elle en a gardé le sens de l’organisation, mais a choisi d’en détourner la rigueur au profit de l’humain. Là où l’industrie standardise, Monde en mains singularise. Ici, pas de séries anonymes, mais des objets façonnés par des mains patientes, héritières de gestes transmis de génération en génération.

Tables en suar ou en teck, consoles en bois de bateau recyclé, luminaires en rotin, bambou ou cuivre martelé : la maison devient un refuge de matières naturelles. Et puis il y a le bois pétrifié, coup de cœur absolu. Vingt-deux millions d’années inscrites dans la veine d’un plateau ou la douceur minérale d’une vasque. Le temps géologique, soudain, trouve sa place dans la salle de bain. Les amateurs d’ambiances naturelles succombent aussi aux vasques en marbre, onyx ou pierre de rivière, tandis que le jardin s’orne de sculptures de pierre, de gazebos en teck et de luminaires à l’allure presque mythologique.
La singularité de Monde en mains tient à cette attention extrême portée à l’origine : Gwenaële se rend en Indonésie une à deux fois par an pour vérifier, comprendre, dialoguer. Sans négociation agressive, sans fausses promotions. Les prix sont justes, parce que les relations le sont aussi. Loin du drop shipping, chaque pièce est choisie sur place, stockée, respectée.
Cette philosophie se prolonge dans des collaborations inspirées, comme celle avec le coutelier français David Leiba (@mystic_knife), où un manche en bois pétrifié indonésien sublime une lame forgée à la main. Rencontre des cultures, dialogue des savoir-faire : la raison d’être de Monde en mains se résume peut-être à cela.


Basée dans l’Oise, à une heure de Paris, la marque livre partout en France et au-delà, et prépare déjà un nouveau voyage : le Japon, ses laques, son raku, sa marqueterie Yosegi-zaiku. Comme une promesse. Car chez Monde en mains, l’objet n’est jamais seulement décoratif : il est une mémoire à habiter.










