Dans son atelier nîmois, niché entre ville et garrigue, Stéphanie Chatelet compose des paysages de matière destinés à habiter les intérieurs comme les jardins. Chez cette mosaïste et plasticienne, la tesselle ne se contente pas de couvrir une surface : elle suit une courbe, accroche la lumière, souligne une architecture ou devient le fragment d’une sculpture. Tableaux, bas-reliefs, crédences, fresques, panneaux muraux, totems et pièces monumentales… Un véritable territoire créatif !

Une passion dès le plus jeune âge

Son histoire avec la mosaïque commence à l’adolescence, lors d’un voyage familial au Maroc. Pour Stéphanie Chatelet, la découverte de cet art de l’assemblage est une évidence. D’abord autodidacte, elle expérimente pendant des années avant d’en faire son métier à l’occasion d’une reconversion. Une formation en aménagement des espaces intérieurs et extérieurs affine alors son regard sur les lieux, les circulations et les proportions. Puis viennent la soudure, les arts plastiques et la sculpture monumentale, qui lui permettent de libérer la mosaïque du plan et de lui donner corps.
Cette double approche, décorative et sculpturale, nourrit des projets sur mesure pour les particuliers, les architectes, les décorateurs, les promoteurs ou les collectivités. Stéphanie Chatelet sait aussi changer d’échelle : certaines réalisations atteignent 65 mètres carrés, sans perdre la précision du geste ni l’équilibre de la composition.
Aller vers le monumental

Verre artisanal, verre à vitrail, pierre, marbre, minéraux, faïence, grès cérame, tuiles ou galets constituent sa palette. Façonnés, coupés puis ajustés un à un, ces matériaux offrent des transparences, des éclats et des textures que l’artiste orchestre avec une grande liberté. Son univers, contemporain et généreusement coloré, privilégie les lignes fluides, les formes organiques et les évocations du vivant. Dans le jardin, ses sculptures semblent moins s’imposer au décor que pousser avec lui, parmi les feuillages et les variations de lumière.
L’atelier est aussi un lieu de transmission. Stéphanie Chatelet y accueille débutants et pratiquants confirmés pour des stages de mosaïque et de sculpture. Cependant, son horizon demeure celui du grand format. Elle souhaite poursuivre le développement de sculptures monumentales pour les jardins, à la frontière de l’art, du paysage et de l’aménagement. Une manière très personnelle de faire entrer dans nos espaces des œuvres durables, sensibles et résolument vivantes…










