Questions de salubrité et de santé

L’habitat et ses abords sont sans cesse confrontés aux agressions dues à certains facteurs climatiques, à divers phénomènes propres aux lieux et à la nature même du sous-sol, mais aussi à l’installation d’insectes parasites, de champignons et moisissures, etc. Mauvaise isolation contre l’humidité, contre le refroidissement ou la surchauffe, est cause de dégâts sur le bâti, et potentiellement à l’origine de problèmes de santé pour les occupants, le tout renforcé par la présence des êtres vivants évoqués. En lien ou non avec ces problèmes, il peut y avoir l’apparition et l’installation d’autres insectes et animaux indésirables à notre proximité immédiate et dont il vaut mieux se protéger. Toutes ces questions doivent être connues et traitées, pour votre bien-être, votre confort, votre santé, et pour la salubrité de vos biens.

Lutter contre l’humidité extérieure et le refroidissement des façades

Bien isoler thermiquement sa maison est une nécessité pour le confort et les économies d’énergie, ce n’est plus un secret ! Dans l’habitat existant, plus ou moins ancien, les problèmes phoniques peuvent s’y ajouter. Lutter contre le bruit, lutter contre l’excès de chaleur, lutter contre le refroidissement de l’habitat et contre l’humidité de l’air trouve une réponse unique de qualité avec l’isolation par l’extérieur dans de nombreux cas. C’est en plus une bonne occasion pour effectuer une rénovation de vos façades et de rajeunir leur aspect.  Mais, puisque dans tous les cas ce procédé modifie l’aspect extérieur de votre bien, il est indispensable de consulter les règles d’urbanisme de votre commune, et le règlement de lotissement s’il en existe un. Qu’est-ce qui est autorisé ou non à ce niveau : les exigences de cohérence imposées par les documents d’urbanisme (Plan Local d’Urbanisme – PLU) permettent le plus souvent ces opérations, mais peuvent dans quelques cas obliger à certaines règles ou interdire leur mise en œuvre (bâtiments classés, par exemple). Parmi les solutions les plus adaptées au développement durable, l’application d’un enduit de liège offre l’avantage d’être plus naturelle et moins complexe que certains autres procédés incluant un isolant de type polystyrène expansé, par exemple.   La pose de dalles de lièges contre les murs, avec recouvrement par un enduit est une autre possibilité, tout comme le bardage bois posé sur ossature aluminium ou bois avec couche isolante à base de laine de roche.

Traiter les problèmes d’humidité par le sol ou par condensation

La ventilation de l’habitat est une nécessité parfois sous-estimée… à tort ! Indépendamment de l’étanchéité à l’air et de la bonne isolation, quel que soit l’habitat considéré, neuf ou ancien, la notion de « respiration du bâti » est essentielle ! Elle est relative à la maîtrise de la migration de la vapeur d’eau et au renouvellement de l’air. 

À titre d’exemple, une famille de 4 personnes émet en condition moyenne journalière 12 litres de vapeur d’eau. Le simple fait de la respiration des occupants, des animaux de compagnie et des plantes y contribue ; mais s’y ajoutent évidemment l’humidité liée aux bains, douches, etc., et celle relative à la cuisine. La ventilation est donc essentielle pour limiter la condensation et les moisissures tout en assurant une bonne qualité de l’air. Son juste dosage correspond précisément à la maîtrise des flux d’air de la maison. Cette ventilation se fait par l’installation de systèmes mécaniques après expertise et bilan par un professionnel spécialisé. Notez aussi que tels procédés améliorent la qualité de l’air intérieur, souvent mauvaise à cause des nombreux polluants inclus dans les matériaux, les peintures et objets déco, les dégagements par certains appareils de chauffage, etc. Les remontées capillaires d’humidité dans les murs sont un autre problème de salubrité qui peut s’ajouter à la condensation, et que la ventilation mécanique ne peut résoudre. Elles s’installent en provoquant de manière insidieuse, mais inéluctable, de redoutables dégâts dans l’habitat, tâchant et dégradant sournoisement les matériaux. Traces et auréoles sur les murs, crépis, enduits, et peintures qui cloquent, papiers peints qui se décollent, mauvaises odeurs générales, pourrissement des bois, tissus et revêtements de sols souples… le processus d’insalubrité se met en place ! L’installation progressive de salpêtre, du mérule, des acariens, des moisissures, champignons et autres parasites, liée à cette ambiance humide peut engendrer des problèmes graves de santé : allergies respiratoires, rhinite, asthme, conjonctivite… et les personnes les plus sensibles (enfants, adolescents, personnes âgées…) seront les premières affectées.  L’examen des remontées capillaires nécessite une étude approfondie, au-delà de la simple vérification des tâches apparentes sur les structures, que seul un professionnel de l’humidité peut effectuer. Ensuite, il faut la mise en place d’un procédé qui traite le problème à l’origine en agissant sur toute la surface de la construction, sachant que l’injection hydrofuge de résine, parfois proposée, ne résout pas les problèmes, mais les déplace, ou les retarde.

Insidieux et voraces termites !

Ce qui est vrai pour déceler les prémices des problèmes liés à l’humidité, notamment dans les murs, l’est tout autant pour ce qui relève des termites. Ces étonnants insectes, efficaces et utiles en nature dans leurs lieux d’origine, sont de redoutables nuisibles pour l’habitat sous nos climats. Il ne faut jamais sous-estimer les terribles effets de leurs dégradations… puisque celles-ci peuvent aller jusqu’à la destruction pure et simple de tous les bois : huisseries, planchers, plinthes, poutres et même… meubles. Mais aussi des cartons, voire des papiers ! Pire encore, pour parvenir à la cellulose dont elles ont besoin et que l’on retrouve dans les matériaux cités ci-devant, ils ne reculent devant rien, détruisant autant que nécessaire les plaques de Placoplatre, les gaines électriques, les isolants de diverses natures, etc. Bref, le jour où votre doigt s’enfonce accidentellement dans le bois de l’encadrement d’une porte en crevant la fine pellicule de peinture qui, seule, reste… c’est qu’il est trop tard et que tout votre habitat est sans doute en grand danger. Fort heureusement, les zones à risque sont assez bien connues et vous pouvez vous renseigner auprès de votre mairie ou d’un professionnel spécialisé pour savoir si vous êtes dans un secteur concerné. Le cas échéant, il vous faut faire rapidement appel à un spécialiste du traitement anti-termite qui réalisera alors un diagnostic précis et vous proposera les bonnes solutions (préventives ou curatives). Notez que le traitement des bois, dans tous les cas, est une précaution bien utile puisque d’autres insectes à larves xylophages peuvent s’y installer. C’est le cas des larves de capricorne, de lyctus ou de vrillettes, bien connues, mais pas seulement.

Le savez-vous ? Vous avez des obligations à ce niveau, face à la loi. En habitat neuf, le Code de la Construction et de l’Habitation indique explicitement que les bâtiments « doivent être conçus et construits de façon à résister à l’action des termites et autres insectes xylophages ». En rénovation/restauration d’habitat ancien « l’introduction dans un bâtiment existant d’éléments en bois ou matériaux dérivés participant à la solidité de la structure » doit aussi se faire avec de manière « à résister à l’action des termites et autres insectes xylophages ». Dans les habitats anciens enfin, vous avez obligation de déclarer en mairie la présence de termites le cas échéant, et si vous n’agissez pas, le maire peut ordonner un diagnostic ou un traitement. Si vous achetez une maison ancienne, le diagnostic complet et récent doit obligatoirement vous être présenté par le vendeur qui est tenu de le réaliser à cet effet.

Quant à la santé de vos plantes dans votre jardin…

Les questions de santé s’adressent aussi à certains végétaux de votre jardin, parfois avec des incidences pour l’homme, et se traitent efficacement sans produits chimiques de synthèse.  Le cas de la processionnaire est un bon exemple de double lutte. La chenille de ce papillon s’attaque spécifiquement à certains arbres : la processionnaire du pin s’attaque à toutes les espèces de pins et de cèdres, et la processionnaire du chêne s’attaque surtout aux chênes à feuilles caduques. Ces ravageurs occasionnent d’énormes dégâts par défoliation des arbres. Sur les pins, notamment, si le phénomène se poursuit pendant plusieurs années, les arbres attaqués finissent par s’affaiblir du fait du stress provoqué, puis par dépérir sous l’attaque qui survient ensuite par d’autres ravageurs. Le problème des chenilles processionnaires (les deux espèces) concerne également l’homme puisque la présence de la chenille provoque des urtications qui peuvent être très sérieuses chez les personnes allergiques. Les animaux domestiques et d’élevage sont également très sensibles aux poils urticants. Les poils de l’insecte, simplement perdus au sol, sur les troncs ou sur l’eau d’un bassin (quand les chenilles partent s’enfouir sous terre pour leur métamorphose, et se noient parfois) suffisent à créer ces irritations. Non problématique pour l’homme, mais très graves pour les plantes elles-mêmes, sont les attaques des parasites des palmiers : la chenille du papillon Paysandisia archon et la larve du charançon rouge Rhynchophorus ferrugineus, deux insectes exotiques introduits. Même (surtout) vos plus gros palmiers Trachycarpus, Chamaerops, Jubaea ou Phoenix… sont susceptibles de mourir du fait des attaques, sauf si vous faites appliquer par un professionnel les traitements préventifs adéquats. 

Bon à savoir : les entreprises spécialisées dans la lutte anti-termites ou la lutte phytosanitaire proposent généralement des prestations en direction d’autres indésirables. Destruction des nids de guêpes et frelons (dont les frelons asiatiques introduits en France), dératisation, lutte contre les l’installation des pigeons, lutte contre les moustiques (dont le moustique tigre vecteur, notamment, de la dengue), éradication des punaises de lit… Les prestations peuvent aussi aller en direction de la désinfection des locaux, par exemple.

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